Tout savoir sur les coupe-faim

Par Sophie de coachator.com

Comprendre l’action des coupe-faim

Fonctionnement d’un coupe-faim

Le coupe-faim agit sur la satiété. Il envoie un signal au cerveau pour lui annoncer que l’estomac est plein voire rempli. En réaction, l’estomac est moins en demande et ingérer de la nourriture devient moins nécessaire.

Coupe-faim en mode brûleurs de graisses

De plus en plus de coupe-faim n’ont plus ce rôle spécifique. Pour contrer les effets secondaires parfois dangereux des coupe-faim, une majorité des coupe-faim a aujourd’hui comme effet de brûler les graisses ingérées, évitant du même coup au corps de les assimiler. 

En France aujourd’hui, la seule molécule qui a reçu les autorisations nécessaires pour une mise sur le marché dans le traitement contre l’obésité est l’orlistat. Son action est celle d’un “brûleur de graisse”. Elle a la propriété de bloquer l’action d’une enzyme qui permet la digestion des graisses : la lipase intestinale. Non digérées, ces graisses sont éliminées avec les selles. 

Coupe-faim naturels

Selon différents médias, il existerait enfin des aliments coupe-faims – comme le fromage blanc 0%, les amandes, la pomme et ainsi de suite. Ces aliments particulièrement bourratifs par rapport aux calories qu’ils contiennent permettraient d’ingérer moins de calories tout en calant la faim – d’où leur appellation de coupe-faim.

À noter par rapport à la suite de cet article : ces aliments coupe-faim ne sont pas dangereux en soi à l’opposé des coupe-faim médicamenteux. Ceci étant dit, privilégier à tout prix un aliment peu calorique au profit d’un aliment qui vous fait envie peut déclencher des crises alimentaires et de la frustration.

Intérêt reconnu des coupe-faim

Qu’un coupe-faim envoie des sensations de satiété au cerveau ou qu’il limite l’assimilation des graisses et des calories ingérées par le corps, cette médication a un intérêt évident : limiter l’absorption de calories par le corps et donc favoriser la perte de poids.

Les limites d’un coupe-faim

Osons être honnête : le coupe-faim n’est pas une bonne solution. Quel que soit votre objectif (perte de poids, lutte contre l’obésité, poursuite d’un objectif sportif), nous ne pouvons pas vous recommander de faire appel à un coupe-faim. Et ce, pour diverses raisons que nous allons ici vous exposer. 

La dangerosité reconnue des anciennes molécules

Premier argument et non des moindres : leur dangerosité.

Les anciens coupe-faim (les amphétamines, la fenfluramine) ont été clairement démontrés comme dangereux tant leurs effets secondaires étaient préjudiciables : l’augmentation des risques de développer une hypertension artérielle pulmonaire (risques accrus de 10 à 20 fois lors d’une prise pendant plus de trois mois), troubles cardiaques, insuffisance rénale…

Comme indiqué plus haut, la seule molécule “coupe-faim” aujourd’hui reconnue et autorisée en France est l’orlistat et elle n’est accessible que sur prescription médicale.

Le risque d’aller trop loin

À l’origine, le coupe-faim est un complément alimentaire ; il est censé accompagner la prise alimentaire non la supprimer. Or une personne ayant un objectif drastique de perte de poids peut avoir tendance à pousser trop loin l’expérience, au point de surdoser le coupe-faim pour s’empêcher de manger et/ou empêcher son corps d’assimiler les graisses. Une pratique dangereuse tant elle peut créer des carences, entraîner des malaises et ainsi de suite.

S’éloigner de ses sensations corporelles

La prise d’un coupe-faim (ou de tout médicament censé limiter la faim) a pour effet de faire taire ses sensations corporelles. Parce qu’on en a peur, parce qu’elles sont ressenties comme néfastes. Prendre des coupe-faim, c’est se déconnecter de ses sensations corporelles. Or qui mieux que votre corps sait ce dont il a besoin ? Le risque est de développer (ou de renforcer) des troubles du comportement alimentaire.

Quand la faim n’est pas le problème

L’absence de faim n’est pas forcément ce qui va vous empêcher d’avoir envie de grignoter ! Les envies de manger liées à l’émotionnel ne sont pas forcément générées par la faim et parfois, même avec le ventre plein, vous aurez envie de manger !

Que faire alors ?

Conseil #1 Faire appel à un professionnel

S’auto-médicamenter n’est jamais une bonne solution. C’est aussi vrai dans le cadre de l’alimentation, dans une optique de perte de poids. En effet, vous risquez : 

  • D’aggraver votre rapport à l’alimentation – au risque de développer ou de renforcer des troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie, hyperphagie ou encore orthorexie)
  • De détraquer votre métabolisme et déclencher “l’effet yoyo”
  • D’ abimer votre corps

Pour éviter ces effets néfastes, nous vous recommandons vivement de faire appel à un professionnel. Un diététicien, un docteur en nutrition, un naturopathe ou encore un coach en nutrition peuvent vous accompagner. L’avantage de ce dernier est qu’il peut avoir différentes spécialisations : l’alimentation, bien entendu, mais aussi en parallèle le comportement alimentaire, l’accompagnement / le coaching et le sport.

N’hésitez pas à rencontrer plusieurs professionnels pour trouver celui qui vous convient ! Vous devez pouvoir vous sentir en confiance et en sécurité, ainsi qu’écouté. Plus encore, vous pouvez bien entendu demander dès le début de la prise en charge les diplômes du professionnel qui vous accompagne, sa méthode et le coût total de son accompagnement.

Conseil #2 Travailler sur l’alimentation

Dans un premier temps, il est essentiel d’avoir quelques bases en alimentation : comprendre ses bienfaits, connaître les règles de bases, découvrir les nutriments et les macro-nutriments. Ces informations sont nécessaires pour mieux appréhender votre environnement et avoir la capacité de lire les étiquettes des aliments que vous mettez dans votre assiette.

Il est très possible, notamment si vous avez déjà eu l’occasion de suivre un régime, que ces bases ne vous soient pas inconnues : manger varier, manger des légumes et des fruits frais, ne pas manger trop gras et trop sucré… et ainsi de suite.

Si vous connaissez ces bases et que cela ne change rien, pas de panique, c’est assez courant ! Malheureusement vous n’êtes pas seul à avoir développé une relation compliquée avec la nourriture. Plutôt qu’apprendre la nutrition, il vous faudra certainement travailler sur votre comportement alimentaire.

Conseil #3 Travailler sur le comportement alimentaire

Le comportement alimentaire est la façon dont vous vous comportez en présence de nourriture. Avez-vous le sentiment d’être dans une relation apaisée ou au contraire complètement débridée ? Avez-vous l’impression d’être un puits sans fond et d’enchaîner les crises alimentaires quand vous vous autorisez certains aliments ? Quant aux règles alimentaires, vous les connaissez et pourtant, vous ne pouvez vous empêcher de les transgresser dans le cadre de votre régime ou de votre rééquilibrage alimentaire ?

Si ces situations résonnent en vous, c’est très certainement que votre relation à la nourriture n’est ni apaisée ni sereine. Il est donc nécessaire de vous tourner vers un professionnel pour vous aider à mieux gérer votre relation avec la nourriture.

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Pour conclure, nous ne recommandons pas du tout les coupe-faim. Risquant a minima de détraquer votre métabolisme et au pire de développer de graves pathologies, ils sont globalement inefficaces dans le cadre d’une perte de poids. Préférez le suivi par un professionnel de santé qui vous suivra en toute sécurité. 

Rachida
 

Je suis avant tout une femme, une épouse, une mère qui aime prendre soin de sa santé et de celle des siens. Je suis une passionnée de sciences et de bien-être. Biologiste, titulaire d’un Doctorat en Physiopathologies Humaines, j'aime partager mes connaissances et souhaite vous en faire profiter au travers de ce blog.

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